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DISCOURS DE VOEUX 2020

Cérémonie de vœux du 27 janvier 2020

Madame la Sénatrice, Chère Marie-Pierre,

Monsieur le Président du Conseil Départemental, Cher Michel,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux,

Mesdames et Messieurs les Conseillers départementaux.

Mesdames, Messieurs les Maires, Maires-adjoints, élus,  

Monsieur le Président de l’Association des Maires du Cher, Cher Philippe

Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations,

Mon Général, Mon Colonel,

Mon Commandant,

Monsieur le Chef de Brigade,

Mesdames, Messieurs les Directeurs,

Mon père,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs et si vous le permettez, Chers amis,

 Bonjour à toutes celles et ceux que je n’ai pas pu saluer ce soir. C’est une tradition bien établie que cette rencontre.

Je vous remercie pour votre présence toujours nombreuse et fidèle à cette cérémonie de vœux 2020.

J’y vois un signe d’encouragement et peut-être de reconnaissance du travail accompli.

Comme chaque année, je veux remercier Monsieur le Maire de Méreau, Merci Cher Alain de me permettre d’organiser cette cérémonie dans ta commune. Merci d’avoir pris sur votre temps, d’avoir fait de longues distances pour venir m’écouter.

Vous le savez, je suis le seul à parler et cela ne sera pas plus long que lorsque vous avez 5 ou 6 prises de paroles !!

Notre territoire, notre pays, notre avenir mérite un peu de temps et d’attention. Pour mériter la terrine de lièvre, le Reuilly et le Quincy !

Après une année 2019 qui restera dans nos mémoires pour avoir été psychologiquement et humainement difficile psychologiquement, humainement avec :

  • Une crise sociale qui perdure
  • Une hydre islamiste toujours présente
  • La tragique disparition de 13 soldats au Mali
  • L’incendie de Notre Dame de Paris qui a touché au cœur les Français et le monde entier.

J’ai une pensée particulière pour tous ceux qui ont perdu un être cher.

J’ai Une pensée également pour notre ancien Président de la République Jacques Chirac qui nous a quitté le 26 septembre dernier. Sa disparition nous a plongée dans une grande émotion. Lui, avait une connaissance intime de la France et des Français.

Cet homme a gravi tous les échelons de mandats d’élu local à président de la nation. Jacques Chirac incarnait les valeurs de notre République.

Pour l’année 2020, je veux vous souhaiter tous mes vœux de santé d’abord, car c’est notre 1ère richesse, elle nous permet de mieux appréhender les difficultés de la vie, mais surtout elle suffit parfois à faire notre bonheur, élément indispensable à notre harmonie, à notre équilibre que ce soit au sein de notre famille ou sur le plan professionnel.

Je souhaite également beaucoup de succès et de réussite aux jeunes, dans leurs formations et dans le défi qui est le leur : préparer l’avenir

Beaucoup de réussite également pour les artisans, commerçants, chefs d’entreprises, salariés, agriculteurs, éleveurs, viticulteurs.

Cette réussite doit s’accompagner de croissance et de confiance en l’avenir. Parce que c’est vous qui créez de la richesse de nos territoires. Je vous souhaite de la bienveillance, de l’amitié, de l’amour dans ce monde difficile

Cette nouvelle année sera marquée par le renouvellement des conseils municipaux. Certains d’entre vous se représentent afin de poursuivre leur action municipale, d’autres mettront fin à leur mandat, à ceux-ci je veux leur présenter toute ma gratitude pour le travail que vous avez effectué pendant 2-3 jusqu’à 7 mandats comme Jacky Menigon !

Je sais que ce n’est pas une décision facile à prendre. Parce qu’on est attaché à sa commune, on l’a façonné, embellie, faite rayonner comme le fait un potier. Et vous êtes les potiers de la République

Vous êtes attachés à vos habitants, vous les avez écoutés, aidé dans leurs projets, leurs difficultés, parce que vous aimez les gens et pour être élu Maire, être élu, il faut aimer les gens pas de façon commerciale mais sincèrement. Parce que vous êtes souvent « la Relation » qu’ils n’ont pas pour faire avancer leurs dossiers ou leur démêler avec l’administration.

Les raisons de votre départ sont plurielles :

  • Envie tout simplement de passer le témoin ;
  • Ou victime d’une certaine lassitude, un sentiment de « ras le bol ». Ras le bol de ne pas être entendu, de ne pas être considéré.

Car même le plus motivé des potiers a besoin de bons matériaux, de bons outils pour être dans des conditions d’exercices adéquates, pour bien travailler. Aujourd’hui, ces ne sont pas réunies pour mener à bien vos missions au service du citoyen et de la République.

En effet, comment assurer de bonnes conditions d’exercices des mandats dans une organisation territoriale de plus en plus complexe, incompréhensible, faite de va-et-vient insupportable ; Avec des politiques publiques de plus en plus enchevêtrées entre les différents niveaux de l’administration ; et surtout dans un système qui prône un agrandissement des intercommunalités au détriment des communes

Sur ce dernier point, la « schizophrénie » doit cesser ! On ne peut d’un côté plaider pour la conservation de l’échelon communal et de l’autre, demander aux intercommunalités de prendre toujours plus de compétences Jusqu’au jour où il n’y aura plus que l’état civil et les nids de poules à gérer dans nos communes ?

Comme l’a dit François Baroin, au dernier congrès des Maires, nous avons vécu ce dernier mandat comme le pire depuis la décentralisation de 1982 !

Enfin, d’autres Maires ont choisi d’arrêter parce qu’il y a une autre vie après la politique, après la vie d’élu…C’est celle de la famille, des enfants et petits-enfants, de l’épouse ou l’époux qui attendent patiemment le retour de réunions de leur « cher et tendre »… il peut y avoir « la tentation de Venise », la volonté de retrouver sa liberté ! après avoir eu la sensation de plus s’appartenir.

Chers collègues, je respecte votre décision de mettre fin à votre mandat et au nom de mes collègues : Je veux vous remercier d’avoir donné de votre temps, de votre sueur, de votre pugnacité, de votre dévouement pour nos communes, pour nos concitoyens et pour l’intérêt général.

Quant à ceux qui se représentent ou qui vont se présenter pour un 1er mandat, je veux leur apporter tous mes encouragements, malgré les difficultés que je viens d’évoquer.

Le mandat de Maire reste le plus beau des mandats et riche sur le plan humain. C’est pour cela qu’il reste l’élu préféré des français à Il est l’élu de proximité par excellence, le représentant du premier socle de notre démocratie, le responsable de la « petite république dans la grande », pour citer Gérard LARCHER

Dans une société qui se déshumanise, où les réseaux sociaux et SMS ont remplacé le rapport humain, vous, les maires et futurs maires, apparaissent comme un phare et une écoute pour nos concitoyens.

Cette citation de Tocqueville reste d’actualité « c’est dans la commune que réside la force des peuples libres ! et si le pouvoir vient d’en haut, la confiance vient d’en bas ».

Alors, je vous souhaite une bonne réélection pour les uns, et une élection pour les autres et que nos concitoyens puissent voter et se rassembler nombreux dans cette élection importante pour nos communes, expression de la diversité de nos territoires, dans l’unité de notre République.

Cette unité est aussi assurée par les associations des maires. À ce titre Je souhaite une très belle année à l’association des Maires de notre département et à son Président Philippe Moisson, ainsi que l’équipe qui l’accompagne.

Grands cantons, grandes intercommunalités, hyper grandes régions, menace de disparition des départements la Doxa du gigantisme a dicté les réorganisations territoriales récentes, les intentions n’étaient pas que mauvaises, mais elles méconnaissaient profondément notre histoire, notre culture commune. En France, le « big » n’est pas toujours beautiful !!!

Et bien non pour une fois, ce n’est pas moi qui le dit mais le ministre des relations avec les collectivités territoriales Sébastien Lecornu qui l’a écrit à tous les Maires le 17 octobre 2019 dernier.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un opposant à l’interco, je suis juste pour un retour aux sources de l’intercommunalité, c’est-à-dire, une interco qui prend le relai des communes dans les prérogatives qu’elles ne peuvent assurer seules et qui met en commun les projets de grandes envergures

C’est sous ce prisme que j’ai construit en 1992 le sivom à la carte de Lury-sur-Arnon, mis en place avec Max Albizzati le Pays de Vierzon en 1997 et crée la Communauté de Communes Vals de Cher et d’Arnon en 1999.

Je n’ai donc de leçons à recevoir de personne, mais on voit bien que plus on est autour de la table, plus c’est compliqué de s’y retrouver.

Pour que la coopération fonctionne, il faut que les compétences soient choisies et non subies (je le disais précédemment). Or, on veut nous imposer des compétences obligatoires comme l’eau et l’assainissement (qui ne peuvent guère être communautaire) et qui risque de mettre à plat les finances des Communautés de Communes qui ne pourront plus faire autre chose ! Sur ce point, je me réjouis qu’au Sénat, nous ayons réussi à en faire une compétence qui puisse être déléguée !

Concernant notre CDC Cœur de Berry, je souhaite que 2020 soit une année de stabilité, de sérénité retrouvée, même si nous devons parler gros sous et soulte avec la commune de Massay qui nous a quitté et qui devra assumer auprès de ses contribuables.

Je suis heureux d’ailleurs d’avoir fait voter dans le Projet de loi Engagement et proximité l’obligation de faire une étude économique financière avant de voter le départ d’une commune d’une CDC. Je vous en avais parlé l’an dernier, je l’ai fait cette année !

Cette étude permettra de calculer les conséquences fiscales pour la CDC, pour la commune qui veut partir, car c’est l’argent des contribuables et c’est la démocratie de savoir qui va payer la note !!

Bonne année donc à notre CDC et à sa Présidente Sophie Bertrand, pour reprendre les grands projets notamment la fibre pour le Haut Débit sur les communes de Poisieux, Limeux, Cerbois et Lazenay, mais pour cela il nous faudra des financements de l’Etat, de la Région et du Département.

Département à qui j’adresse mes vœux les meilleurs pour qu’il puisse, sous la présidence de Michel Autissier, aller chercher les financements ! mais qui a un autre défi à relever, celui de la baisse démographique que j’évoquais l’an passé et qui s’est confirmée voilà quelques semaines avec les chiffres de l’INSEE (2012-2017), c’est 10 000 habitants de moins qu’en 2007.

Pour relever ce défi, il y a bien sûr l’attractivité économique et touristique qu’il faut doper, pour garder nos jeunes mais cela ne suffira pas !

Il faudrait que le taux de natalité soit multiplié par 2 ! Faut-il multiplier les pannes d’électricité et couper les émetteurs de télévision ?

Plus sérieusement, je pense que la politique familiale de notre pays depuis 5 à 6 ans est beaucoup moins favorable et nous en payons les frais !

A toutes les collectivités que je viens de citer, nous avons des préoccupations communes. C’est l’avenir des recettes et de l’autonomie financière et fiscale des collectivités locales qui découle la libre administration des collectivités territoriales.

C’est la décentralisation, nous y croyons car c’est une chance pour notre Pays, pour qu’il fonctionne mieux avec plus de proximité.

Malheureusement aujourd’hui, elle est loin d’être parfaite notamment sur l’aspect financier est réduit à néant.

C’est sous ce prisme que le Sénat a formulé des propositions aux élus pour vous donner des raisons d’espérer et cela doit passer par une nouvelle acte décentralisation avec une inscription dans la constitution du principe « qui décide paie », du principe de différenciation et d’expérimentation dans les territoires. cela passe également par le renforcement de l’autonomie financière avec une fiscalité dynamique et non des compensations financières (comme la TVA) qui se transforment un jour en dotations, pour ensuite la réduire.

Car finalement avec la suppression de la taxe d’habitation, une promesse de campagne, le gouvernement a fait cadeau aux contribuables (pas tous !) d’un impôt qui ne lui appartenait pas !

C’est le principe « donne-moi ta montre et je te prêterai l’heure »

Du coup, il n’y aura plus de lien fiscal entre le citoyen et sa collectivité.

Il faut des mesures visant à rétablir la confiance entre l’État et les collectivités. Pour cela, il faut une volonté politique du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale. Le Sénat, représentant les collectivités les territoires, a cette volonté !

Chers amis, je vous ai adressé en décembre dernier mon journal retraçant le bilan de mes activités de parlementaire pour la session 2019. Je ne vais donc pas vous retracer ce soir toutes les actions menées, mais vous en présenter quelques-unes

Il y a bien sûr le travail sur le département, sur le terrain avec les nombreuses rencontres avec les élus, les entreprises, les artisans, le monde agricole et le problème de l’ « Agribashing »  et le soutien de nombreux dossiers qui nous concernent dans le domaine du bâtiment, des industries de Défense, … du maintien des services publics.

Nous vous adressons avec ma collègue Marie-Pierre Richer (que je salue) qui a bien pris ses marques, les courriers que nous adressons aux ministères pour relayer vos difficultés, vos doutes ou pour vous tenir informer.

Je constate d’ailleurs que nous avons de plus en plus d’interventions dans le domaine de l’urbanisme, PLUI, carte communale. L’objectif étant bien sûr de faire remonter tous ces problèmes quand on ne peut les régler localement avec l’administration.

Quant à mes actions au Sénat, je m’investis à fond dans mes différentes missions, qu’il s’agisse de la Commission de l’aménagement du territoire ou de la Délégation aux collectivités locales.

J’ai, avec plusieurs de mes collègues, œuvré dans le projet de loi portant création de l’office national de la biodiversité pour apporter des avancées sur le volet de la sécurité à la chasse, instaurer un délit d’entrave, et assurer aux fédérations des chasseurs 10% de sièges au Conseil d’administration.

Sur Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, nous avons obtenu un délai supplémentaire pour la mise en place de la consigne pour le recyclage, même si nous aurions préféré la supprimer afin d’éviter un coût supplémentaire pour les particuliers et une perte de recettes tirée de la vente des matières recyclées et la perte d’aide de soutien financier aux syndicats versées par CITEO pour les emballages.

Sur le Projet de loi pour l’école de la confiance, nous avons supprimé la volonté du gouvernement de forcer à concentrer les écoles en milieu rural qui amorçait une dépossession des communes de leur compétence en milieu scolaire (1 école par canton)

Quant aux Projet de loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) Comme vous le savez, ce texte contenait la privatisation de l’ADP.

Personnellement, j’ai voté contre cette privatisation car c’est pour moi une erreur. Il suffit de revoir les résultats amers des privatisations d’autoroute qui nous prive de 1,5 milliards de recette par an (qui auraient permis de financer d’autres infrastructures).

Par ailleurs il est dangereux de privatiser un secteur qui abrite nos frontières. C’est la raison pour laquelle les Etats unis, pays ultra-libéral n’ont jamais songé à privatiser leurs grands aéroports.

J’en viens que au projet de loi engagement et proximité qui était censé lutter contre les fractures territoriales, valoriser et accompagner ceux qui s’engageaient dans la vie publique, améliorer les conditions d’exercice des mandats locaux.

Finalement la montagne a accouché d’une souris. Nous l’avons, tant bien que mal, amendé, amélioré et voté au Sénat. Mais on ne peut pas faire d’une 2CV une voiture de course.

En tant membre de la commission ATDD, j’étais chargé d’un rapport sur les Zones de Revitalisation Rurales (ZRR) avec 2 de mes collègues (1 centriste, 1 PS).

Ces ZRR, dont Bercy souhaite la mort, permettent aux artisans, commerçants, PME, professions médicales de bénéficier d’allègement des charges sociales et une diminution importante de la fiscalité entre autres avantages.

Il nous appartenait de nous saisir de ce sujet, d’autant que le dispositif arrive à échéance le 1er juillet 2020.

Nous avons proposé de le proroger jusqu’en décembre 2021 en attendant de revoir les critères de classements et d’améliorer l’efficacité de ce zonage qui nous a permis de favoriser l’installation d’artisans, de commerçants mais également de professionnels de santé en milieu rural, donner un atout de plus en réponse à la désertification médicale.

La ministre de la cohésion des territoires nous a promis de conserver ces ZRR et de nous associer à la révision des critères. Dont acte.

Enfin et dernier exemple, et non pas des moindres, le Projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM).

Sur ce texte, nous avons veillé à proposer une loi soucieuse de limiter la fracture territoriale entre les métropoles et le reste du pays mais surtout a rejeté en bloc toutes nouvelles taxes, redevances, ou barrières tarifaires

Nous avons également tenu à garantir un nouveau partage de la mobilité entre les régions et les EPCI qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021. Je ne sais pas comment ils pourront le financer ?

Concernant la limitation de vitesse à 80km/h, la compétence a été donnée aux départements pour relever cette vitesse à 90km/h selon des critères tellement exorbitant que les Présidents des Conseils Départementaux ont une liberté toute relative.

Je souhaite que nous puissions rouler de nouveau en 2020 à 90kms/H sur les principaux axes de nos routes départementales Sud/Nord/Ouest/Est et vers le Nord-Ouest avec la RD23 (axe Bourges -Ste Thorette-Graçay).

Enfin, nous avons sanctuarisé les travaux de modernisation de la ligne POLT.

J’ai, par l’adoption d’un amendement, réussi à inscrire à l’horizon 2037 la stratégie de programmation financière des investissements de l’état pour les grands travaux de LGV dont le POCL qui figure désormais parmi les projets.

C’est un sujet sur lequel je ne lâche rien et ne lâcherai rien. Je vous invite à rester mobiliser sur ce projet de longue haleine et parsemé d’embuches.

Il fait partie des projets structurants qui peuvent inverser la tendance démographique de notre département. Alors de grâce, battons-nous ensemble. Ne baissez pas les bras ! pensez aux générations futures.

À ce titre, je suis heureux que la Région Centre Val de Loire ait voté les crédits pour l’étude comparative des 2 tracés, Ouest et Médian. Heureux que le projet ne soit pas enterré !

En attendant SNCF réseau a chargé l’association TGV et Mobilité Ferroviaire Grand Centre Auvergne de faire une enquête sur les mobilités sur nos territoires comprenant l’Indre et le Cher avec Saint-Amand-Montrond, Bourges, Vierzon et en partenariat avec le PETR (dont la Présidente est Véronique FENOLL). C’est une bonne chose, car elle nous permettra d’améliorer les liaisons internes entre ces bassins de vie et augmenter le nombre de voyageurs SNCF et de mettre en avant le potentiel voyageur.

Notre objectif étant, en parallèle, d’accélérer les travaux de modernisation de la ligne Montluçon/Bourges.

Nous avons lancé les adhésions à l’association TGV Mobilité ferroviaire GCA, je constate que certaines communes nous abandonnent par impatience ou incrédulité, mais je l’espère pas par problème financier (rappel de la cotisation pour les communes de moins de 2.000 habitants : entre 50 et 100 euros/an )

Soyons solidaires, car ce projet est vital pour la survie de nos territoires.

Avant d’aborder avec vous deux sujets nationaux qui sont et seront bientôt sur la table du Parlement, je veux faire une parenthèse sur ma fonction de Questeur du Sénat.

Comme vous le savez, c’est en cette qualité que j’ai organisé un « Conseil de questure » décentralisé à Bourges en présence du président Gérard LARCHER et de l’ensemble des élus, maires et conseillers départementaux

Cette action visait avant tout à présenter le fonctionnement administratif de la Haute assemblée. Lorsque j’observe les chiffres jetés en pâture sans explication et coupures d’interviews par des émissions à charge contre le Sénat, je me dis que l’on devrait multiplier ce genre de déplacement.

Aussi, Je veux rappeler un chiffre : le Sénat c’est 4,90 euros/habitant/an. Le coût moyen du coût d’une collectivité se situe entre 1.000 et 3.000 euros/habitant/an et le coût de fonctionnement seul de 300 à 1.500 euros/hab/an

Je ferme la parenthèse.

Il y a deux sujets nationaux, dont 1 qui est déjà en discussion au Sénat, qui arrivent sur les textes du Parlement. Il s’agit de la loi Bioéthique et la Réforme de la retraite.

La loi Bioéthique, qui contient « la PMA pour tous », est un vrai sujet de société, d’éthique et de pensée personnelle et complexe sur des questions que l’on doit se poser :

  • Sommes-nous pour le droit à l’enfant ou pour le droit de l’enfant ?
  • Un enfant a-t-il le droit d’accès à ses origines ou faut-il lui interdire cet accès ?
  • L’extensions de la PMA n’ouvre-t-elle pas la porte à la GPA ? Le
  • La recherche embryonnaire doit-elle échapper à l’application du principe de précaution dans tous les domaines (environnemental, … sauf dans le respect de la personne humaine !) ?

Ce sont les questions que je me suis posées, Et ma réponse est le respect de la dignité...la dignité de l’enfant. C’est pourquoi, J’assume ma conviction et ma conscience et je voterai contre cette loi. Et comme le disait Clemenceau : « Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n'en avez pas, c'est que vous n'avez rien fait ».

Puis Nous avons la Réforme des Retraites.

Après tous ces va-et-vient, que va-t-il rester de cette réforme, qui va coûter plus cher à l’arrivée qu’au départ où l’on va finir avec plus de régimes spécifiques que de régimes spéciaux qui ne seront finalement supprimés qu’en 2037.

À ce doute, j’ajoute celui de l’impact financier car aucune étude n’a été réalisée pour une réforme aussi importante qui porte sur 14% du PIB . Alors que M. Delevoye a travaillé sur le sujet pendant 18 mois (c’est certes un excellent conférencier qui a souvent du mal à suivre comme pour les retraites).

Il a vendu à Emmanuel MACRON un système inapplicable qui a dressé les gens les uns contre les autres.

Le gouvernement a refusé de toucher à l’âge légal de départ à la retraite pour une promesse électorale improvisée alors que c’est la clé de la réforme !

Il a créé lui-même la défiance de l’opinion en introduisant un âge pivot qui n’est en réalité qu’un habillage du recul de l’âge légal. On nous dit qu’il serait retenu ; j’attends de voir le texte de loi.

Une chose est sûre, les français ont compris qu’on ne leur disait pas la vérité et les partenaires sociaux ont eu le sentiment que la négociation était tronquée.

En contrepartie de la vérité, on invente la clause « grand-père », on découvre la valeur du point.

L’opinion est passée de l’adhésion à la suspicion puis à l’opposition.

Il faut reprendre ce sujet de façon sérieuse :

Ça sous-entend, bouger l’âge légal de 62 ans en tenant compte bien sûr des carrières longues, de la pénibilité et de la convergence. Nous sommes bien sûr conscients qu’il faut une réforme car nous aurons un déficit chronique à partir de 2025 de 8 milliards d’euros/an si on n’allonge pas le temps de travail.

Si on échoue sur les retraites, plus aucune réforme de fond ne sera possible.

Le Sénat prendra bien évidement part à l’examen du texte de loi, encore faudra-t-il nous communiquer l’étude financière.  

Je veux remercier mes collaboratrices et collaborateurs Lynda, Samir, Valentine et Charlotte qui a travaillé avec moi à mi-temps pendant 11 ans et qui a trouvé du travail à plein temps depuis.

Merci de votre aide précieuse, de votre dévouement et de votre fidélité, il est très important d’avoir des personnes de confiance autour de soi.

Comme vous le savez, il y aura un renouvellement de la moitié du Sénat le 27 septembre prochain et le Cher est concerné.

J’ai bien noté que la plupart des Maires avaient déclaré leur candidature ou non entre 2 mois et demi et 3 mois avant les élections municipales.

Je vous propose de faire de même pour ce qui me concerne. Cela évite des campagnes trop longues sachant que personnellement l’élection passée je suis en campagne permanente sur le terrain !

Chers amis,

Lors de mes vœux de l’année dernière, j’indiquais qu’il fallait renouer avec le dialogue, retrouver le chemin du vivre ensemble, de la confiance réciproque entre élu et français. Ces ingrédients indispensables à la crédibilité à l’action publique.

Malheureusement, et au regard des crises que notre pays continuer de traverser, on ne peut pas dire que mes vœux aient été exhaussés.

L’exclusion des territoires les plus isolés est toujours présente. De même que le renoncement des politiques d’aménagement du territoire. Et ça n’est pas faute au Sénat d’alerter le gouvernement sur le sujet. Mais il faut croire qu’il se plait au sommet de la verticalité. Or, ma conception du dialogue est plus horizontale.

Pour désamorcer ses crises, le Président de la République a lancé le Grand Débat National.

Il a écouté certes mais je ne suis pas sûr qu’il nous ait entendu au regard de la loi engagement et proximité.

L’aménagement du territoire reste le grand oublié de ces dernières années, il devra être au centre de nos réflexions, en même temps que la fiscalité des ménages, la santé et l’éducation.

Les élus comme les entreprises n’ont pas forcément besoin de charité mais qu’on leur enlève les menottes, qu’on leur lâche la bride, le carcan qui paralyse la vie économique et politique française favorisée par les hauts fonctionnaires, la technostructure déconnectée du terrain. S’il y avait une réforme à faire, c’est bien celle-là.

Je parlais d’apaisement à l’instant.

Pourtant en septembre on nous annonçait l’acte 2 du quinquennat « nouveau monde saison 2 », c’était un nouveau départ !

2019 a terminé par un conflit social dur. Le déficit de l’état avoisine 100 Milliards d’euros et l’Etat va emprunter 205 Milliards d’euros en 2020, un record absolu !

Nous étions à l’aube d’un nouveau monde saison 2 et le jour ne s’est pas encore levé.

Ces mots sont forts, ils ne sont que l’expression de la réalité, je le regrette car c’est de la France qu’il s’agit,

  • Je le regrette, car les Français sont passés en un an du scepticisme à la défiance,
  • Je le regrette car à chaque fois que la parole publique est fragilisée, c’est un caillou dans le jardin de la démocratie.

Le programme de réformes dont a besoin notre pays pourra être engagé à condition de faire preuve de franchise, d’être courageux, de privilégier l’équité indispensable à l’acceptabilité d’une réforme et enfin de comprendre que la réalité des territoires, l’action de proximité doit être la référence.

Rien ne sera possible sans confiance, sans volonté.

A ceux qui voulaient enterrer le Sénat, 2019 a une nouvelle fois fait la preuve du rôle et de la place du Sénat. Le bicamérisme fonctionne. Le Sénat imprime sa marque et influence nombre de projets du gouvernement (pas assez à mon goût)…..

Le Sénat n’a jamais joué l’obstruction, car le sénat ne dit jamais oui par discipline mais jamais non par dogmatisme. C’est paradoxalement à l’Assemblée Nationale que les débats parlementaires prennent   souvent du retard et sont difficiles à contrôler.

Le Sénat conclut des accords sur la majorité des textes qui lui sont soumis. Hier encore sur l’économie circulaire en 2018-2019, 76% des textes ont été adoptés après accords entre les 2 assemblées.

En revanche nous avons su dire non à chaque fois que les projets du gouvernement semblaient contraires à l’intérêt du pays notamment les lois de finances.

Pour conclure, le Sénat doit continuer à être un contrepouvoir sans lequel aucune démocratie ne peut exister, il devra être le stabilisateur de nos institutions.

En effet, dans des périodes de troubles et de tensions, il nus faut des institutions solides et des contrepouvoirs puissants.

Nos institutions sont fortes, la Vème République a su traverser les crises. Nos contre-pouvoirs doivent être protégées pour conclure.

Je souhaite que notre Pays « La France » retrouve sa boussole, pour définir un cap, pour retrouver une volonté d’agir en écoutant davantage le peuple ?, le terrain, les citoyens.

Je souhaite que l’Europe qui vient d’élire ses nouveaux députés protège davantage ses frontières, protège davantage ses entreprises, son agriculture face au marché mondial, qu’elle soit plus volontariste contre les accords commerciaux de libre-échange avec le CETA (Amérique du Nord) et surtout le Mercosur dont la ratification signifierait la déstabilisation de certaines filières et surtout l’importation de produits (tels que soja, maïs, lentilles, blé dur….) traités sur pied au glyphosate, alors que dans le même temps, il va être interdit en France pur traiter au sol les mauvaises herbes. Cherchez l’erreur ! on est dans une société « schizophrène ».

Pour 2020, sur le plan international, je souhaite que les chefs d’Etat des Etats-Unis, de l’Iran, de l’Inde, de la Turquie retrouvent la raison et la volonté de se parler à nouveau, de négocier ; au moment, où nous avons échappé à un conflit majeur au Moyen Orient ! Je souhaite que Donald Trump soit interdit de téléphone portable afin qu’il arrête de tweeter ! Tout est finalement une question de confiance et de volonté.

« Quand il y a une volonté, il y a un chemin » disait Churchill

Pour que notre pays se redresse, pour que notre Europe nous protège pour que notre planète ne s’enflamme pas.

Pour cela, il faudra trouver le bon chemin, celui du pragmatisme, de l’efficacité, et de la proximité, celui de la loyauté, et de la confiance retrouvée entre nos concitoyens et nos dirigeants.

C’est un chemin fait d’équilibre, de responsabilités et d’humanisme.

Je vous souhaite une excellente année 2020

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